• Après une année passée au CRAC et un spectacle punk-rock épicé, Joshua n'a pas pu y poursuivre ses apprentissages circassiens malgré son enthousiasme du fait d'un changement de jour et d'horaire l'année suivante. Du coup, son diabolo, son instrument fétiche, a été remisé dans un coin... jusqu'à revoir la lumière du jour en cette fin d'été. Et heureusement, il semble que le diabolo ce soit comme le vélo : ça ne s'oublie pas !

    Il a repris ses entraînements en solo pour réviser ses figures et regardé des tutos pour en apprendre de nouvelles. Il m'a demandé de le filmer et a réalisé lui-même ce montage des figures qu'il enseigne volontiers à ses copains et copines intéressées :) 

     


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  • Article rédigé par Nathanaël.

                                                     

                                                                                                                            En août dernier, j'ai pour la 4ème année consécutive fait un stage de catamaran au club de voile du Guilvinec. 

    La dernière fois que j'avais fait un stage de voile, c'était sur le catamaran de sirenavoile : Topaz 14. Cette année j'ai été sur un bateau bien plus gros, le Topaz 16 et le Hobbie Cat 16, un bateau capable par temp houleux de dépasser et distancer un hors-bord à moteur !

    Il faut cependant dire que le stage a débuté de manière quelque peu chaotique car le matin le vent refusait de dépasser les 8 nœuds ! A tel point que lors d'une séance ramer à la main était plus efficace que d'attendre que le vent se lève ! Mathieu, l'instructeur, a alors pris la décision de décaler la séance à l'après-midi afin que nous ayons plus de vent grâce au vent thermique.

    Le vent thermique est un phénomène bien connu des marins, un vent particulier soufflant de la mer vers la terre. Son explication bien que complexe est finalement assez évidente : la nuit, le sol et la mer se refroidissent. Au lever du soleil, la terre se réchauffe  bien plus vite que la mer et réchauffe également l'air situé au-dessus d'elle. Il en résulte que, comme l'air chaud monte et l'air froid descend, l'air chaud situé au dessus du sol monte et crée une dépression en-dessous de lui qui aspire l'air froid de la mer vers la terre, phénomène que l'on appelle vent thermique et qui débute généralement en fin de matinée et s'intensifie au cours de l'après-midi. A tel point que l'après midi, là où nous ramions le matin, nous avons pu faire une régate ( course de voiliers ).

    Le dernier jour, nous avons décidé d'aller faire un tour aux abords des Etocs, un petit archipel de cailloux niché dans la baie du Ster abritant une colonie de phoques gris célèbre dans toute la région.

    Nous avons conclu par un tour de la baie et une petite            baignade inattendue pour certain(e)s ;)

    Pour finir je dirais que j'ai, comme les années précédentes, énormément apprécié ce stage. I will be back l'année prochaine ! 

     

     


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  • Depuis octobre 2020, les familles ayant choisi ce mode d'instruction pour des raisons diverses sont mobilisées afin que l'article 21, devenu récemment l'article 49 du projet de loi "confortant le respect des principes de la République et de lutte contre le séparatisme", soit supprimé.

    Le processus législatif a suivi son cours au fil des mois, ponctué de débats animés entre députés et sénateurs et de manifestations citoyennes. 

    Finalement, après un vote parlementaire sur lequel nous avions fondé peu d'espoir, le Conseil constitutionnel a été saisi par plusieurs députés et sénateurs, accompagnés d'une "porte étroite" déposée par un avocat spécialisé mandaté par les familles. Le verdict a été rendu le 13 août. 

    Retour sur ce parcours en BD avec Felicia (cliquez pour agrandir l'image et avoir plus de lisibilité) :

    Où en est le projet de loi concernant l'IEF ?

    Vous pouvez retrouver sur ce site un comparatif entre le code de l'éducation tel qu'il existe aujourd'hui et sa réécriture dans le projet de loi. 

     

    Ce qui est sûr, c'est que pour la rentrée 2021 notre droit reste le même et la procédure est inchangée.

    Où en est le projet de loi concernant l'IEF ?


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  • Nathanaël a effectué pendant le mois de juillet son premier stage en entreprise. Sa passion pour les avions a été remisée dans un coin depuis quelques temps pour laisser place à une envie forte de passer plus de temps dans la nature et particulièrement avec des animaux. Il a regardé de nombreux documentaires et lu des ouvrages sur le sujet du pastoralisme et a saisi une opportunité de se rendre sur le terrain dès qu'elle s'est présentée.

    Voici son rapport de stage, son partage d'expérience. 

     

    STAGE À LA FORT’MAGERIE DU 13 AU 17 JUILLET 2021 

     

    Introduction :

    Lors d’une visite pédagogique de la bergerie du Fort de Seclin en juin dernier, l’idée m’est venue de demander si je pouvais y faire un stage. Ma demande a été acceptée et je suis allé en immersion pendant une semaine à la Fort’magerie, avec Denis et Sophie, néo-ruraux engagés dans l’agriculture Bio et responsable sur ce site historique.

     

    La Fort’magerie :

    La Fort’magerie est une exploitation laitière de lait de brebis bio utilisant pour cela le site historique de cet ancien fort de 14-18 comme ferme avec de magnifiques et attachantes brebis de race Frise, une race d’origine allemande réputée pour être la meilleure au monde en termes de production laitière.

    Le projet de la Fort’magerie est né il y a quatre ans et Denis et Sophie ont travaillé d’arrache pied depuis pour concrétiser leur rêve et démarrer leur production. Ils ont alors cherché et trouvé la race Frise, contacté un éleveur en Allemagne et en juillet 2020 les brebis sont arrivées au Fort et ont pris leurs quartiers dans la bergerie : le projet s’est concrétisé, la Fort’magerie est née !

    Denis se fait donc la main depuis un an pour la traite et la transformation du lait afin de se former et d’être prêt pour l’année prochaine et le début de production. La bergerie produira au prochain agnelage des Frises, du lait, des yaourts et des fromages.

     

    Déroulement d’une journée :

    La journée à la Fort’magerie commence entre 8h30 et 9h30 avec la rentrée des brebis en bergerie si elles ont passé la nuit dehors et la traite durant laquelle une brebis Frise peut donner jusqu’à 1,5 L de lait en pic de lactation.

     

    Des gamelles de grain sont disposées afin que les brebis se tiennent debout pour la traite. Si elles se couchaient sur le quai, il y aurait un risque de contamination du lait et des mamelles, ce qui pourrait créer des mammites. Seul bémol, les brebis sont tellement gourmandes qu’elles se précipitent toutes sur le quai de traite afin de manger les premières et qu’il faut vite refermer la porte sans quoi au lieu de traire les trois brebis habituelles à la fois on se retrouve avec 30 bêtes sur le quai de traite qui essayent toutes de manger en même temps dans un logement de 30 sur 80 cm ! Trois par trois, les brebis passent pour être traites puis redescendent pour manger (encore !)

    C’est alors l’heure de la distribution du même grain avec un complément alimentaire bio et de la luzerne déshydratée ainsi que du foin, auquel elles touchent moins.

    Vient ensuite l’heure de la sortie de bergerie. Les brebis sont alors emmenées paître sur les pentes du fort pour le reste de la journée. Mais pour nous autres humains, la tâche est loin d’être finie ! Et oui car il faut encore récupérer le lait qui est toujours dans la trayeuse et tout nettoyer pour le retour de ces dames... et ces messieurs ! Car c’est aussi la période de lutte et de reproduction. Mais revenons à nos moutons ! Il faut alors mettre le lait dans des seaux d’une propreté irréprochable sans quoi le lait est impropre à la consommation, puis le porter à l’intérieur pour en faire différentes choses : le mettre en bouteilles, le faire cailler, etc. Il faut aussi passer le balai pour enlever la litière (en paille) et le fumier et jouer de la fourche pour remettre de la paille et du fourrage dans les mangeoires. C’est seulement une fois que tout cela est fait que la traite est vraiment terminée. Denis seul met 3 heures, et avec moi qui suis en apprentissage un peu plus !

                                    

    Ensuite c’est déjeuner à la maison au premier étage du fort et pause télé pour les infos, suivie d’une petite sieste bien méritée !

    L’après-midi c’est presque quartier libre sauf qu’il faut quand même aller vérifier tous les produits en cours de fabrication. Denis produit du fromage type Camembert et du type St Félicien (on ne peut pas les appeler par les noms originaux car ce sont des fromages AOP, appellation d’origine protégée, issue d’un certain terroir). La tomme consommant trop de lait pour une faible production, la Fort’magerie n’en fabriquera sans doute pas avant un bon bout de temps. Donc, une fois le lait récolté et mis en seau (désinfecté), il est transporté jusqu’à une petite cuve de la taille approximative de deux cocottes minutes. On verse le lait dans la cuve et on y ajoute des ferments lactiques et de la présure d’agneau tandis qu’une machine chauffe la cuve à 35°C et touille afin de faire cailler le lait. On sépare ensuite la partie solide (le caillé) de la partie encore liquide (le petit lait, que l’on peut utiliser pour nourrir les cochons). Le caillé encore humide est alors mis en moule, égoutté pendant 24h puis retiré des moules et mis à l’affinage pendant une petite semaine. Pour fabriquer les yaourts, c’est un jeu subtil de température à changer au bon moment et à contrôler à différents moments de la journée. On contrôle aussi l'acidité grâce au “yaourt test”.

    Le soir vers 18h, c’est l'heure de rentrer les bêtes à la bergerie et de distribuer encore un coup de luzerne et de grain. Mais attention, avant cela, le plus dur : il faut séparer Harry du reste du troupeau pour la nuit ! Et la tâche est loin d’être simple car c’est le plus gros bélier de tout le cheptel et peut-être de la région car à lui seul il ne pèse pas moins de 150 kg ! Harry n’était pas censé se reproduire cette année afin d’éviter toute consanguinité l’année prochaine. Malheureusement pour nous, ce gros rusé a de la suite dans les idées et à chaque fois que nous tentions de lui mettre un tablier pour éviter qu’il ne monte une brebis, il trouvait le moyen de l’arracher en faisant sauter la couture. Denis a donc décidé de le séparer la nuit pour “limiter les dégâts”. Pauvre Harry veut rester avec ses belles et se fait tout petit pour ne pas être vu à la rentrée du troupeau... Une fois le reste du troupeau rentré, il faut alors séparer l’agneau restant et les agnelles afin que tout ce petit monde nous laisse quelque chose à traire le lendemain matin. Il y a 4 parties dans la bergerie : l’entrée et le couloir menant au quai de traite, la grande partie principale où les brebis se pressent devant les mangeoires, le box des agnelles et un autre box, en l'occurrence celui d’Harry, servant à l’occasion à isoler une brebis malade.

     

                                  

                                                                                  Harry et les brebis

     Tagada l'agneau et les agnelles

    C’est enfin l’heure de laisser les brebis manger et se coucher. Je reste cependant un peu à la bergerie afin d’aider la plus faible des agnelles à manger. Je retourne ensuite au fort pour le dîner et un peu avant 22h, tout le monde au lit pour recommencer le lendemain plein d'énergie.

     

    Conclusion :

    Ce stage aura été une très bonne expérience me permettant de découvrir les métiers d'éleveur-berger et de fromager par la pratique. J’ai énormément aimé m’occuper des brebis, des béliers, des agneaux et agnelles et participer aux différentes tâches de la ferme. Ce stage a confirmé mon attrait pour ce métier. Je remercie Denis et Sophie de la Fort’magerie de m’avoir accueilli avec bienveillance ; Aurel, Eléa et Fantine pour m’avoir fait découvrir le Fort et ses alentours ; et les brebis pour leur gentillesse et leur curiosité.

     

    Nathanaël, 14 ans

     


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  • Article rédigé par Joshua.

    Nous nous sommes levés à 6h30 du matin pour aller chez un ami qui nous a emmenés à la Réserve Naturelle et Ornithologique de Ploegsteert pour une sortie "baguage". On ne parle pas de valises mais d'oiseaux : le baguage consiste à planter des filets dans le sol pour emprisonner des oiseaux dedans, et ensuite les "baguer", c'est-à-dire leur mettre une bague autour de la patte. 

    Des filets avaient été postés par des bagueurs professionnels à différents endroits du site. Nous sommes allés voir environ toutes les 15 minutes s'il n'y avait pas un oiseau pris. Nous n'en avons attrapé que deux sur la matinée : un pouillot véloce et un rouge-gorge, ce qui est un peu décevant mais en allant dans les roseaux du site, nous avons observé des phragmites des joncs et un bruant des roseaux.

    Quand ils attrapent un oiseau, les bagueurs lui passent une bague à la patte, le pèsent, mesurent la taille de son aile et le relâchent. Les bagueurs peuvent ainsi suivre les évolutions de taille d'une espèce et, si d'autres bagueurs le rattrapent à un autre endroit, ils pourront voir le chemin que cet oiseau a fait.

    > Photos prises par Joshua et Samira, cliquez pour les afficher en grand. 

     

    Préparez vos baguages !

     

     

                                          

     

     

     

     

     

     

     

                          Rouge-gorge                                                                                                           Pouillot véloce

                Préparez vos baguages !           

     


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