La vie quotidienne d'une famille nomade ayant choisi l'IEF comme voie d'épanouissement
Par carinebianca
Cultivé par l'homme depuis des millénaires, le riz sculpte à travers plaines et collines terrassées des paysages somptueux dans lesquels l'oeil du visiteur se perd avec délectation.
Nous avons eu la chance de découvrir à Bali, dans la région de Sidemen, un éden au milieu des rizières et d'y observer le rude travail quotidien des hommes et des femmes. Pliés en deux, les pieds dans la boue, du matin au soir, de janvier à décembre, sans répit pour que pousse le riz !
D'abord, trouver le bon grain, qui fera une bonne pousse. Le semer sur une terre fertile et labourée. Si certains utilisent des machines pour retourner les mottes gluantes, d'autres sont encore attelés à leurs boeufs. Dans tous les cas, c'est un travail fatigant.
Pour pousser, le riz a besoin de beaucoup d'eau et de chaleur. Les zones tropicales sont donc un terrain privilégié qui offre un rendement toute l'année (2 à 3 récoltes selon le lieu et la variété). Inondée dans environ 10 cm d'eau, la jeune pousse sera soigneusement arrachée avant d'être repiquée, suffisamment espacée de ses soeurs, pour arriver à maturité. Certains donneront un coup de pouce à leurs jeunes pousses avec des engrais, naturels ou non.
Lorsque le grain est enfin doré, c'est le temps de la récolte, effectuée encore ici manuellement, courbé, à la faucille. Les gerbes de riz seront ensuite battues afin d'en détacher le grain. Les grains obtenus sont tamisés et séchés, à l'air libre ou dans une machine, avant d'être stockés dans de grands sacs et d'aller vers leur destin de riz.
Tant de travail pour un si petit grain et une si maigre rémunération... cela mérite de n'en laisser aucun dans notre assiette.
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