La vie quotidienne d'une famille nomade ayant choisi l'IEF comme voie d'épanouissement
Par carinebianca
Bon, nous avons donc les consonnes d'un côté, les voyelles de l'autre. Faisons un tableau pour les avoir toutes sous la main, et pour bien les repérer, utilisons un code couleur. Nathanaël choisit le bleu pour les consonnes et le vert pour les voyelles. J'imprime, je plastifie, je découpe. Nous voici prêts à composer des mots !
Ayant vu précédemment qu'il était parfois difficile de prononcer plusieurs consonnes d'affilée, je propose à Nathanaël de choisir une consonne et de lui faire rencontrer les voyelles, l'une après l'autre. Il sélectionne la lettre p et décode p+a => pa, p+e => pe, p+i => pi, etc. Puis je lui fais remarquer que cela peut-être le début d'un mot : papa, pot, pipi, pie... On y ajoute parfois une lettre silencieuse (ah ! délicieuse langue française !). Ces lettres que nous ne prononçons pas, nous les appelons "les lettres qui dorment". Nathanaël a choisi le code couleur rouge pour les repérer (ce qui aurait été, personnellement, la dernière couleur que j'aurais choisie ! J'aurais pris quelque chose de très discret... et pourtant cela fonctionne, il a parfaitement intégré le code ! Parce que c'est SON code). Pour aller au bout de l'image, nous avons construit un petit lit pour ranger ces lettres...
Les lettres m, z, f, s et d'autres sont venues également se frotter aux voyelles et Nathanaël n'a pas eu de difficulté avec cette étape de la combinatoire des phonèmes. Il a aussi trouvé amusant de me défier de lire des "mots" interminables, composés par ses soins d'une multitude de consonnes et voyelles. ![]()
J'ai ensuite repris dans un document toutes les syllabes et mots (existants) ainsi découverts pour en garder une trace et en faire un document ressource pour lui, consultable à l'envie, au besoin.
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